Le Royaume-Uni prêt à employer l’arme nucléaire en frappe préemptive, selon la Défense britannique

Source RT en français

24 mai 2017

https://francais.rt.com/international/37553-royaume-uni-pret-employer-arme-nucleaire-preemptive-selon-defense-britannique

 

Note liminaire du responsable du blog

La paix mondiale menacée

 

L’équilibre de la terreur a régné pendant la plus grande partie de la Guerre froide entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, en tout cas de 1962 à 1989. Il a été théorisé par les stratèges américains et baptisé MAD (Mutual Assured Destruction) par John von Neumann, mathématicien et physicien américano-hongrois qui aimait inventer des acronymes polysémiques. En effet, en anglais mad veut dire “fou”.

Dès l’origine, certains stratèges du Pentagone ont entrepris d’interminables simulations sur ordinateurs pour, sinon dépasser, du moins contourner cet équilibre de la terreur et pour conjurer le MAD qu’ils tenaient pour une malédiction. Après l’effondrement de l’URSS, ou plus précisément, depuis le  début des années 2000, les stratèges américains considèrent désormais le MAD comme dépassé car ils estiment qu’une attaque nucléaire préemptive (donc préventive) des sites nucléaires ennemis permettrait de “neutraliser” ce dernier. Cette perspective est au centre des prétentions hégémoniques mondiales chères aux néo-conservateurs américains tant démocrates que républicains. L’article ci-dessous montre que la démangeaison nucléaire n’affecte pas que les stratèges et les néo-cons américains.

               Ivo Rens

 

 

D’après Michael Fallon, le feu nucléaire pourrait être employé sans attendre que le Royaume-Uni ne soit attaqué. Le ministre de la Défense a tenu ces propos au moment où les travaillistes discutaient du maintien de la dissuasion nucléaire.

 

Le Royaume-Uni est prêt à effectuer une frappe nucléaire préemptive, a rapporté le 24 avril le journal The Independent, citant le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon.

«Nous avons clairement exprimé qu’il n’était pas envisageable d’écarter l’utilisation des armes nucléaires en tant que frappe initiale dans les cas de figure les plus extrêmes», a également expliqué le ministre de la Défense à la BBC. Il a néanmoins refusé d’expliciter ce qu’il entendait par situations «extrêmes».

Le porte-parole du Premier ministre britannique a, par la suite, souligné, qu’il n’y avait «pas lieu d’être en désaccord avec ce que le ministre de la Défense avait déclaré». Une opération préemptive consiste en une action immédiate sur la base de preuves indiquant qu’un ennemi est sur le point de vous frapper.

Les propos de Michael Fallon ont été tenus alors qu’au même moment le  Parti travailliste britannique, l’opposition au sein de la Chambre de communes, se divisait sur l’avenir du système britannique de dissuasion nucléaire. Son leader, Jeremy Corbin, a par exemple déclaré le 23 avril qu’il n’autoriserait jamais l’utilisation des armes nucléaires, raison pour laquelle il ne souhaite pas inclure le renouvellement du système de dissuasion Trident dans le programme électoral du parti.

 

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Lire aussi : Londres aurait couvert l’échec d’un essai de missile balistique Trident près de la côte américaine

 

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La prise de position de Jeremy Corbynn a immédiatement suscité une levée de boucliers de la part de certains responsables travaillistes, à quelques semaines des élections législatives anticipées.

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Lire aussi : Deux tiers des Britanniques prêts au lancement d’une frappe nucléaire qui tuerait 100 000 civils

 

 

 

 

 

Investir dans la paix, pas dans la guerre

(Communiqué de STOPNATO.ORG )

Toute la semaine du 21 au 26 mai 2017, le mouvement de la paix organise

son contre-sommet de l’OTAN

Ce 25 mai 2017, les dirigeants de l’OTAN seront à Bruxelles pour le sommet de l’OTAN et l’inauguration du nouveau siège de l’alliance. Le mouvement de la paix national et international organise un contre-sommet toute cette semaine. Il appelle à participer à la manifestation #TrumpNotWelcome du 24 mai, à la conférence internationale pour la paix le 25 mai, aux différentes actions directes non-violentes et aux activités organisées en marge du « Peace camp ».
Le président américain Donald Trump a annoncé des investissements publics à hauteur de 54 milliards $ dans l’équipement militaire américain. Il met les États européens sous pression pour qu’ils fassent de même. L’augmentation du budget de la défense à 2% du produit intérieur brut sera sans aucun doute l’un des principaux points à l’ordre du jour du sommet. Des dépenses qui représentent environ 130 milliards d’euros pour les années à venir.

Le mouvement de la paix veut montrer son opposition à cette militarisation sans cesse grandissante. Il veut rappeler que la paix se construit en investissant massivement dans l’éducation, les soins de santé, la justice, la solidarité, la préservation de l’environnement.

Le texte de l’appel du mouvement de la paix, est consultable ici.
Manifestation #TrumpNotWelcome – #NatoNotWelcome – mercredi 24 mai à 17h
Ce mercredi 24 mai à 17h, une large plateforme d’organisations appelle à manifester pour la paix, contre la guerre et la militarisation, contre l’OTAN, pour la préservation de notre planète et de notre environnement, pour la défense des droits des 99%, pour la lutte contre le sexisme, le racisme et les discriminations.
Le « bloc » StopNAT02017 pour la paix se rassemblera à 17 h au coin de la Tour Proximus (angle bd Simon Bolivar et bd Albert II)
Conférence internationale pour la paix: Stop NATO – jeudi 25 mai à partir de 09h
Ce 25 mai, parallèlement au sommet de l’OTAN qui aura lieu à Bruxelles, une journée de conférence est organisée au cours de laquelle des experts et militants nous immergeront dans les problématiques et les enjeux charriés par l’alliance transatlantique.

Ce « contre-sommet » débutera par une session plénière dans laquelle cinq experts aborderont certaines thématiques essentielles des agissements de l’OTAN : ses interventions militaires, les dépenses en armement, les tensions avec la Russie, les armes nucléaires et la lutte contre le terrorisme.

Différents ateliers seront proposés ensuite. Ceux-ci permettront des échanges plus fournis entre participants autour de thématiques comme les médias et la guerre, l’élargissement de l’OTAN à l’Est, le commerce des armes et l’industrie militaire ou encore la militarisation de la Méditerranée. Deux « sessions spéciales » approfondiront deux thématiques particulières : les armes nucléaires en Europe et la norme OTAN des 2% du PIB dans la défense et l’armement. Une troisième « session spéciale » proposera la diffusion du film « Shadow world » sur le commerce des armes, suivie d’un débat avec le réalisateur et l’auteur du livre à la base du documentaire.

La conférence aura lieu à l’Institut Libre Marie Haps, rue d’Arlon 11, 1050 Bruxelles.

 

« Peace Camp », « Peace rally », actions directes non-violentes et activités culturelles – 21 au 26 mai
Le sommet de l’OTAN représente une occasion unique d’échanges et d’actions. Du dimanche 21 au vendredi 26 mai, des infrastructures sont mises à la disposition des participants nationaux et internationaux au contre-sommet pour séjourner, se rencontrer, participer à des échanges et débats (notamment avec des représentants du mouvement américain « Standing Rock »), se former à la désobéissance civile et prendre part à des actions directes non-violentes (des informations sont disponibles ici, pour le peace camp. Et ici, pour l’appel à actions).

En outre, le jeudi 25 mai dès 11h, un « Peace Rally » (rassemblement pacifique), sera organisé rue de la Fusée, à deux pas des nouveaux bâtiments de l’OTAN. Celui-ci se veut un espace de libre expression sur le refus de l’OTAN, des guerres, des armes nucléaires, du commerce des armes, des conséquences désastreuses qu’ils occasionnent sur les populations, l’environnement,… Au programme : ateliers informatifs, concert du groupe « Comme un Lundi », nouvelles en direct, workshops,…

Contact presse Samuel Legros (CNAPD)

Samuel.legros@cnapd.be

0484/64.57.92

 

 

A nouveau, la guerre se profile

par Eberhard Hamer

professeur d’économie politique

Source : Arrêt sur info du 16 mai 2017-05-16 http://arretsurinfo.ch/a-nouveau-la-guerre-se-profile/

Source originale : Horizons et Débats, Zurich, 15 mai 2017

http://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2017/no-11-15-mai-2017/a-nouveau-la-guerre-se-profile.html

 

Nous sommes dans une situation de danger de guerre la plus élevée depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi n’y a-t-il actuellement pas de marches pour la paix, d’appels pour la paix dans les médias comme dans les années cinquante et soixante? Les réseaux américains qui ont fait chanter Trump et qui ont provoqué ou exploité un incident de guerre, pourraient être assez forts pour provoquer une troisième guerre mondiale. 70 ans de paix semblent nous avoir rendus insouciants. Mais entre-temps, je suis davantage préoccupé par la menace de guerre que par un crash financier.

 

L’ordre donné par le président américain Donald Trump à la flotte méditerranéenne américaine d’attaquer un aéroport syrien a surpris le monde. Jusqu’à présent, Trump était – à l’inverse d’Hillary Clinton ayant annoncé, lors de sa campagne électorale, vouloir entrer ouvertement en guerre en Syrie et en Ukraine – un garant pour la paix. Le fait qu’il ait si soudainement changé de position réside en des raisons de politique intérieure:

 

  • La haute-finance américaine et son industrie de pétrole veulent – ensemble avec le Qatar – exclure les Russes (Gazprom) du transfert de pétrole par la Syrie vers la Méditerranée et exploiter elles-mêmes un gazoduc menant du Qatar à la Méditerranée. Cela n’est possible que sans Bachar el-Assad. Mais ce dernier s’est arrangé avec les Russes pour conserver la priorité de Gazprom, mais aussi en leur offrant la possibilité d’installer une base militaire sur la côte méditerranéenne. La puissante haute finance n’abandonne donc pas ses projets, même sous Trump, et ne peut les imposer qu’en éliminant Assad.
  • L’industrie d’armement américaine a financé la campagne électorale de Clinton avec 7,5 milliards de dollars en échange de son accord à se soucier des ventes de matériaux d’armement par une guerre contre la Russie. Aucun président ne peut résister à la pression de la toute puissante industrie d’armement, car elle représente 70% du stock de capitaux de l’économie nationale américaine. Quiconque veut créer un boom économique aux Etats-Unis doit s’occuper à créer des commandes pour l’industrie d’armement, donc provoquer la guerre entre ceux qui utilisent des armements américains.
  • Certaines parties de l’armée américaine croient à l’obligation de confrontations militaires avec la Russie et la Chine pour que les Etats-Unis puissent sauvegarder leur empire du dollar. Après l’élection présidentielle, elles ont traqué tous les collaborateurs de Trump ayant eu des contacts avec la Russie, pour ainsi pouvoir à nouveau présenter la Russie comme l’ennemie principale des Etats-Unis. Par l’attaque contre un allié de la Russie, ils veulent – tant que les Etats-Unis sont encore les plus forts – provoquer une confrontation avec la Russie.
  • La guerre pourrait également représenter la dernière issue pour les Etats-Unis afin d’empêcher le crash financier imminent. Les Etats-Unis sont endettés à hauteur de plus de 20 billions de dollars, ont chaque année plus de 600 milliards de dépenses militaires et des déficits permanents de commerce extérieur. Ils se trouvent donc avec leur empire mondial du dollar devant l’effondrement.
  • Deux fois déjà, les Etats-Unis ont utilisé une crise économique par un boom de l’armement dans deux guerres mondiales pour la montée à l’hégémonie mondiale. Cette fois aussi la direction américaine pourrait tenter de prévenir le crash imminent par une guerre, la guerre employée comme dernière issue de secours pour tenter de prévenir le crash garanti.

Après la victoire de Trump, nous croyions être protégés d’une aventure militaire des Etats-Unis. Cependant au cours des dernières semaines, tout a changé. Les agressions des va-t’en-guerre en politique intérieure semblent si puissantes, que le président est obligé de s’y soumettre – c’est-à-dire que les Etats-Unis et leur OTAN menacent le monde d’une guerre imminente.

Jusqu’à présent, il n’est pas prouvé qui a perpétré l’attaque au gaz toxique en Syrie: Assad – comme l’affirment les Américains – ou les rebelles dirigés par les Etats-Unis – comme l’affirment les Russes. Le fait que les réels dirigeants du pays aient immédiatement forcé le président à agir et que les gouvernements satellites européens, sous la conduite de Mme Merkel, aient émis des serments de fidélité et aient condamné Assad avant qu’une quelconque preuve soit établie, ressemble étrangement au début de la guerre contre l’Irak (action sous fausse bannière ou False Flag Operation).

Nous sommes dans une situation de danger de guerre la plus élevée depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi n’y a-t-il actuellement pas de marches pour la paix, d’appels pour la paix dans les médias comme dans les années cinquante et soixante? Les réseaux américains qui ont fait chanter Trump et qui ont provoqué ou exploité un incident de guerre, pourraient être assez forts pour provoquer une troisième guerre mondiale.

70 ans de paix semblent nous avoir rendus insouciants. Mais entre-temps, je suis davantage préoccupé par la menace de guerre que par un crash financier.

Sur la même page de Horizons et débats du 15 mai 2017 on peut lire aussi.

Les négociations pour l’interdiction des armes nucléaires doivent être renforcées 

Le danger d’une guerre nucléaire en Europe augmente

  1. rt. C’est un secret de Polichinelle que le risque de l’engagement d’armes atomiques et donc d’une guerre nucléaire augmente depuis quelques années de mois en mois. Un déclencheur possible pourrait être des «événements» en Corée du Nord, en Syrie ou en Ukraine.
    Depuis plusieurs mois, on peut observer des déplacements continuels d’armes, de matériaux de guerre et de soldats dans les pays limitrophes de la Russie. Régulièrement l’OTAN effectue des manœuvres à la frontière de la puissance atomique qu’est la Russie, le réarmement militaire est ostensible. Les tensions sont intensifiées sciemment. Ce développement correspond entièrement avec l’annonce récente du vice-ministre polonais de la Défense Michal Dworczyk, déclarant vouloir former militairement les élèves du pays et créer dans ce but 300 nouvelles écoles militaires. En outre, on prévoit d’augmenter massivement les forces armées et le budget de la défense (cf. dpa du 26/4/17). Des développements similaires ont lieu tant dans les Etats baltes que dans les Etats scandinaves. L’invitation du vice-président américain Mike Pence, lors de la Conférence de sécurité de Munich en février, demandant à tous les membres de l’OTAN d’augmenter leurs dépenses pour la défense était catégorique.
    Une source de tension demeure dans le conflit toujours irrésolu entre l’Ukraine et la région du Donbass. Depuis son début en février 2014, ce conflit est constamment attisé de l’extérieur. Apparemment, on veut empêcher une solution politique, malgré l’intervention de OSCE et les négociations du Format Normandie. Aucun pays européen n’est intéressé à ce que la situation s’aggrave davantage.
    Si l’on s’imagine une soudaine aggravation d’un conflit dans cette région ou une première frappe préventive d’une puissance nucléaire, alors l’engagement d’armes nucléaires tactiques et stratégiques est probable. Le pas vers une rétorsion nucléaire pourrait en être la conséquence. En Europe, il y a des armes atomiques prêtes à l’usage stationnées en Russie, en France, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en Turquie et en Italie. 90% des armes atomiques du monde entier se trouvent sous commandement russe ou américain.
    Les effets globaux d’un engagement de bombes nucléaires sont connus depuis longtemps: retombée radioactive sur le globe entier, hiver atomique, contamination pour plusieurs millénaires, transformations du matériel génétique et finalement destruction de toute vie humaine sur terre. Depuis 1945, l’humanité lutte, à cause de ces terribles conséquences, pour le bannissement et l’abolition des armes nucléaires.
    Les effets d’une guerre nucléaire – même «locale» – frapperont tous les êtres humains partout au monde.
    Face à cette situation toute personne de bonne volonté – chaque citoyen américain, chaque détenteur de titres de multinationales de l’armement, chaque collaborateur dans le domaine militaire ou chaque politicien – est appelée à avoir le courage de se servir de sa propre raison et d’en tirer les conséquences logiques.
    Etant donné qu’une guerre nucléaire concerne tout être humain dans son existence, il faut trouver des solutions de toute urgence. Un conflit comme en Ukraine doit être résolu, soit par des négociations bilatérales ou multilatérales, soit par diverses mesures de rétablissement de la paix ou par l’intervention des casques bleus de l’ONU.
    La Suisse peut utiliser sa neutralité, pour renforcer sa politique fort utile de médiation et de négociation et d’offrir ses bons offices. Pendant sa présidence de l’OSCE, la Suisse a agi de manière crédible et constructive dans le conflit de l’Ukraine.    •

Préparations pour un champ de bataille nucléaire en Europe?

  1. rt. Lors du Sommet de l’OTAN de 1997 à Madrid, les Etats de l’ancien Pacte de Varsovie, dont la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie ont été invités à des négociations d’adhésion. En 1999, la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie ont adhéré à l’OTAN.
    Lors du Sommet de Prague en novembre 2002, l’OTAN a invité la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie à entamer des négociations d’adhésion. En 2004, ces pays ont adhéré à l’OTAN.
    Lors du Sommet de Bucarest en avril 2009, l’adhésion de l’Albanie et de la Croatie fut officiellement décidée. Les candidats, auxquels on a offert des négociations d’adhésion sont entre autres la Géorgie et l’Ukraine.
    En 2010, les Etats-Unis ont annoncé l’in­stallation en Pologne, en Roumanie et en Turquie d’un bouclier antimissile contre l’Iran. Malgré tous les démentis, on savait que l’in­stallation de ce bouclier ne se dirigeait guère contre l’Iran, mais qu’il sert uniquement à mettre hors fonction la dissuasion nucléaire de la Russie.
    Une ligne géostratégique avec un champ de bataille potentiel en Europe se profile.

Des faits nucléaires

  1. Il y a quelques faits très simples à prendre en considération depuis 1945:
    –    une guerre nucléaire ne peut être ni menée, ni gagnée,
    –    la contamination radioactive s’étend dans le monde entier,
    –    une partie de la radioactivité ne disparait qu’après plusieurs millénaires,
    –    la radioactivité touche chacun partout – mères, enfants, pères,
    –    Les Etats-Unis seront également affectés par une guerre nucléaire localement limitée,
    –    l’hémisphère Sud de la terre sera également contaminé.

Retrait de toutes les armes nucléaires de l’Allemagne

  1. rt. Un point dans l’accord de coalition pour la constitution du gouvernement allemand d’octobre 2009 (Merkel/Westerwelle) est la revendication d’un retrait des armes nucléaires de l’Allemagne:
    «[…] au cours de l’élaboration d’une conception stratégique de l’OTAN, nous allons nous employer au sein de l’alliance ainsi qu’envers nos alliés américains, du retrait des armes nucléaires se trouvant encore sur territoire allemand.»
    Cette promesse n’est pas encore remplie.

 

 

Emmanuel Macron élu président de la France. La fête des vainqueurs …

par Diana Johnstone

9 mai 2017 France

Source: http://arretsurinfo.ch/emmanuel-macron-elu-president-de-la-france-la-fete-des-vainqueurs/

 

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Emmanuel Macron sur l’esplanade du musée du Louvre dimanche soir. PHOTO AFP

La victoire d’Emmanuel Macron est «un triomphe de l’industrie de la publicité, des médias de masse et des milliardaires qui les possèdent», selon l’écrivain Diana Johnstone.

Le soir du 7 mai, on fait la fête là où l’on est habitué à faire la fête. Le champagne doit couler à flot chez Bernard Arnault, la première fortune de France (et la onzième au monde), propriétaire, entre bien d’autres choses, des journaux Le Parisien, Aujourd’hui en France et Les Echos, tous fervents supporters d’Emmanuel Macron. Où qu’il se trouve, on doit trinquer aussi autour du milliardaire itinérant Patrick Drahi, né au Maroc, binational Franco-Israélien, résidant en Suisse, propriétaire d’un vaste empire de médias et de télécommunications, y compris du symbole même du retournement de veste post-68, le journal Libération, qui a consacré sa couverture à appeler à voter Macron après la fin légale de la campagne.

La liste est longue des milliardaires, des banquiers et des membres de l’establishment qui ont le droit de se réjouir du succès extraordinaire d’un candidat qui a été élu président de la République française en prétendant être un outsider alors que personne dans l’histoire n’a jamais été aussi unanimement soutenu par tous les insiders.

Toutes les ambassades des pays dont les dirigeants se sont ouvertement ingérés dans les élections françaises peuvent être contentes – les Etats-Unis bien sûr, mais aussi l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Canada, entre autres, qui ont exhorté les Français à faire le bon choix : Macron bien sûr. Tous ces champions de la démocratie occidentale peuvent se réjouir de l’échec de l’ingérence inexistante de la Russie – en effet, accuser les Russes d’ingérence est devenu un divertissement prévisible au moment des élections en Otanie.

En ce qui concerne les Français, l’abstention atteint un niveau record, vu que beaucoup d’électeurs de gauche ne pouvaient voter ni pour un ennemi déclaré du code de travail, ni pour la candidate d’opposition, Marine Le Pen, stigmatisée par tous les bien-pensants comme étant d’« extrême-droite » ou même « fasciste », bien qu’elle n’ait montré aucun signe de fascisme et que son programme soit favorable aux gens à bas revenus et à la paix mondiale. Le mot « fasciste » est magique en France où l’on y est terrorisé à l’idée d’être culpabilisé en lien avec la Seconde Guerre mondiale.

Des sondages indiquent que plus de 40% des électeurs de Macron l’ont choisi uniquement pour “bloquer” le soi-disant danger du vote Le Pen.

D’autres à gauche ont voté pour Macron en disant publiquement qu’ils vont le combattre une fois élu. Bonne chance.

Il peut y avoir des manifestations de rue dans les mois qui viennent, mais elles auront peu d’impact sur la promesse de Macron de démanteler le code du travail par décret et de laisser les travailleurs et les patrons régler les conflits entre eux, à un moment où le pouvoir de ces derniers est renforcé par les délocalisations et où le monde du travail est désorganisé et affaibli par les différents effets de la mondialisation.

Comme l’a dit Jean Bricmont, le président sortant François Hollande mérite le prix Nobel de la manipulation politique. A un moment où lui et son gouvernement étaient si impopulaires que tout le monde attendait l’élection afin de s’en débarrasser, Hollande, avec l’assistance zélée des principaux médias, des banques et des divers oligarques a réussi à promouvoir ce conseiller économique et ministre, qui n’était que récemment connu, en candidat du « changement », ni de gauche ni de droite, une star politique – soutenu par tous les vieux politiciens dont le public veut se débarrasser.

C’est une preuve éclatante du pouvoir de la “communication” dans la société contemporaine, un triomphe de l’industrie de la publicité, des médias de masse et des milliardaires qui les possèdent.

La France était perçue comme le maillon potentiellement faible dans le projet global d’élimination de la souveraineté nationale en faveur d’un règne mondial du capital. Suite à un effort extraordinaire, ce danger est aujourd’hui écarté. Au moins pour le moment.

 

Diana Johnstone | 7 Mai, 2017 | © Diana Johnstone

Diana Johnstone, journaliste et écrivaine américaine, diplômée d’études slaves, a obtenu son doctorat à l’Université du Minnesota. Elle vit à Paris depuis 1990.

French Election A Catastrophe For World Peace

Paul Craig Roberts

May 9, 2017

Source :

http://www.paulcraigroberts.org/2017/05/09/french-election-catastrophe-world-peace/

Marine Le Pen’s defeat, if the vote count was honest, indicates that the French are even more insouciant than Americans. (*)

The week before the election the Russian high command announced that Washington had convinced the Russian military that Washington intended a preemptive nuclear first strike against Russia. No European leader saw danger in this annoucement except Le Pen.

No European leader, and no one in Washington, has stepped forward to reassure the Russians. In the US apparently only my readers even know of the Russian conclusion. Simply nothing is said in the Western media about the extraordinary risk of convincing Russia that the US is preparing a first strike against Russia.

Nothing in the 20th century Cold War comes close to this.

Le Pen, as Trump did prior to his castration by the military/security complex, understands that military conflict with Russia means death for humanity.

Why were the French voters unconcerned with what may be their impending deaths?

The answer is that the French have been brainwashed into believing that to stand for France, as Marine Le Pen does, is to place patriotism and nationalism above diversity and is fascist.

All of Europe, except for the majority of the British, has been brainwashed into the belief that it is Hitler-like or fascist to stand up for your country. For a French man or woman to escape the fascist designation, he or she must be Europeans, not French, German, Dutch, Italian, Greek, Spanish, Portuguese.

Brainwashed as the French are that it is fascist to stand up for France, the French voted for the international bankers and for the EU.

The French election was a disaster for Europeans, but it was a huge victory for the American neoconservatives who will now be able to push Russia to war without European opposition.

(*) The same applies for Mélenchon’s defeat. (IR)

What the N. Korean “Crisis” Is Really About

By Paul Craig Roberts

May 3, 2017

http://www.paulcraigroberts.org/2017/05/03/n-korean-crisis-really/print/

 

The North Korean “crisis” is a Washington orchestration. North Korea was last at war 1950-53. N. Korea has not attacked or invaded anyone in 64 years. N. Korea lacks the military strength to attack any country, such as South Korea and Japan, that is protected by the US. Moreover, China would not permit N. Korea to start a war.

So what is the demonization of N. Korea by the presstitutes and Trump administration about?

It is about the same thing that the demonization of Iran was about. The “Iranian threat” was an orchestration that was used as cover to put US anti-ballistic missile bases on Russia’s borders. An anti-ballistic missile (ABM) is intended to intercept and destroy nuclear-armed ICBMs (intercontinental ballistic missiles) and prevent them from reaching their targets.

Washington claimed that the anti-ABM bases were not directed at Russia, but were for the protection of Europe against Iran’s nuclear ICBMs. Insouciant Americans might have believed this, but the Russians surely did not as Iran has neither ICBMs nor nuclear weapons. The Russian government has made it clear that Russia understands the US bases are directed at preventing a Russian retalliation against a Washington first strike.

The Chinese government also is not stupid. The Chinese leadership understands that the reason for the N. Korean “crisis” is to provide cover for Washington to put anti-ballistic missile sites near China’s border.

In other words, Washington is creating a shield against nuclear retalliation from both Russia and China from a US nuclear strike against both countries.

China has been more forceful in its reply to Washington’s efforts than have the Russians. China has demanded an immediate halt to the US deployment of missiles in South Korea. https://www.rt.com/news/386828-china-thaad-south-korea/

In order to keep Americans confused, Washington now calls anti-ABMs THAAD, Terminal High Altitude Area Defense. China understands that THAAD has nothing whatsoever to do with N. Korea, which borders S. Korea, making it pointless for N. Korea to attack S. Korea with ICBMs.

THAAD in S. Korea is directed against China’s retaliatory forces. It is part of Washington’s preparations to nuke both Russia and China with minimal consequence to the US, although Europe would certainly be completely destroyed as THAAD or anti-ABMs are useless against Russian nuclear cruise missiles and the Russian air force.

But no Empire has ever cared about the fate of its vassals, and Washington is uninterested in Europe’s fate. Washington is interested only in its hegemony over the world.

The question is: now that Russia and China understand that Washington is preparing for a preemptive nuclear strike against them in order to remove the two constraints on Washington’s unilateral behavior, will the two countries sit there and wait for the strike?

What would you do?

On April 27 I posted on this website a column, “Washington Plans to Nuke Russia and China.” My column was a report that this was the conclusion of the Russians and Chinese themselves. I quoted Russian Lt. Gen. Viktor Poznikhir, Deputy Head of Operations of the Russian General Staff and provided links for his expression of concern such as: https://www.rt.com/news/386276-us-missile-shield-russia-strike/

As the readers of my website are a self-selected group of intelligent and concerned people who want to know what is the reality as opposed to what is The Matrix, I was somewhat taken aback when several wrote to me that they disagreed with me that Washington planned to nuke Russia and China. I write clearly; yet here were several readers who mistook my report on the conclusion of the Russian general staff for my opinion! I was also amazed that the readers thought that it mattered what they think or what I think. All that matters is what the Russian and Chinese leadership think.

I then looked at the comment sections on other sites that repost my columns, and there were the trolls hired by the CIA, Mossad, National Endowment for Democracy, George Soros, NATO, US State Department, and others denouncing me for promoting nuclear war. Of course, it is Washington that is promoting nuclear war, and it is Washington that has convinced Russia and China that a preemptive nuclear strike is in their future.

Washington, being full of hubris, thinks that this will scare Russia and China and that the two governments will submit to Washington.

Possibly they will, but I would not bet the life of the planet on it.

It is conceiveable that education in the US and throughout the Western world is so poorly done that readers educated in recent decades simply cannot comprehend what they are reading. How else to explain the mischaracterizations of my report on the conclusion of the Russian General Staff? The only other explanation is that websites that have comment sections provide the opportunity for the ruling elites to hire the slander of truth-tellers.

I seldom see an intelligent comment on websites that have comment sections. Most comments come from people too ashamed to speak in their real names and who are unwilling to provide their real email addresses. Almost all comments come from narcistic ignorant fools hiding behind fake names and fake email addresses and from paid trolls.

I don’t write in order to be slandered by paid trolls and ignorant narcistic fools. I regard it as highly irresponsible for websites to undercut their writers with anonymous accusations and slander from no one knows who. There should be no comment sections unless there is a firm check on the commentator’s real name and real email address.

Sites that do not have this requirement no longer have my permission to repost my columns.

Washington, as the Russian and Chinese governments comprehend, has placed life on earth under dire threat. This is serious business. There is no space for ignorant narcistic idiots and paid trolls to be using the Internet to attack the few who truthfully report the dire threat that all life faces from Washington’s drive for world hegemony.

Escalade nucléaire en Europe : la bombe B61-12 est testée

par Manlio Dinucci

18 avril 2017

Réseau Voltaire

http://www.voltairenet.org/article196050.html

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Les États-Unis viennent de tester chez eux les composantes non-nucléaires de la super-bombe atomique B61-12. Celle-ci peut donc désormais être fabriquée en série. Au sein de l’Union européenne, prétendument facteur de paix, elle équipera l’armée de l’Air italienne, en violation à la fois du Traité de non-prolifération nucléaire et de la Constitution italienne.

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Les réflecteurs politico-médiatiques, pointés sur l’escalade nucléaire dans la péninsule coréenne, laissent dans l’ombre celle qui est en train de se préparer dans la péninsule italienne. L’Air Force Nuclear Weapons Center communique le 13 avril 2017 que, dans le polygone de Nellis au Nevada, « un chasseur F-16 de l’U.S. Air Force a largué une bombe nucléaire B61-12 inerte, démontrant la capacité de l’avion d’utiliser cette arme et testant le fonctionnement des composants non-nucléaires de la bombe, y compris l’armement et activation du système de contrôle, le radar altimétrique, les moteurs des fusées de rotation et l’ordinateur de contrôle ».

Cela indique que la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire états-unienne destinée à remplacer la B61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens, est désormais dans la phase d’ingéniérisation qui prépare la production en série. Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés et testés dans les laboratoires nationaux de Los Alamos et Albuquerque (Nouveau Mexique), de Livermore (Californie), et produits dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du sud, Tennessee. S’ajoutent à ceux-ci la section de queue pour le guidage de précision, fournie par Boeing.

La B61-12 n’est pas une simple mise à jour de la version précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables en fonction de l’objectif à frapper ; un système de guidage qui permet de la larguer non pas à la verticale, mais à distance de l’objectif ; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une première frappe nucléaire.

Le test confirme que la nouvelle bombe nucléaire peut être larguée par des chasseurs F-16 (modèle C/D) de la 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers US basée à Aviano (Pordenone), prête à l’attaque actuellement avec 50 bombes B61 (nombre estimé par la Fas, la Fédération des scientifiques américains). La B61-12, spécifie le communiqué, peut être larguée aussi par des chasseurs-bombardiers Tornado PA-200, comme ceux du 6ème Escadron de l’Aéronautique italienne basés à Ghedi (Brescia), prêts à l’attaque nucléaire actuellement avec 20 bombes B61. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’U.S. Air Force, « sera intégrée la B61-12 ».

Que des pilotes italiens soient entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement US —écrit la Fas [1]— est démontré par la présence à Ghedi du 704th Munitions Support Squadron, une des quatre unités de l’U.S. Air Force déployées dans les bases européennes (outre l’Italie, en Allemagne, Belgique et Hollande) « où les armes nucléaires US sont destinées au lancement par des avions du pays hôte ». Les pilotes des quatre pays européens et de Turquie sont entraînés à l’utilisation des B-61, et maintenant des B61-12, dans le Steadfast Noon, l’exercice annuel Otan de guerre nucléaire. En 2013 il s’est déroulé à Aviano, en 2014 à Ghedi.

Selon le programme, les B61-12, dont le coût est prévu de 8 à 10 milliards de dollars pour 480 bombes, commenceront à être fabriquées en série en 2020. Dès lors elles remplaceront les B-61 en Italie et dans les autres pays européens. Des photos satellite, diffusées par la Fas, montrent que dans les bases d’Aviano et Ghedi, et dans les autres en Europe et Turquie, des modifications ont déjà été effectuées dans cet objectif. On ne sait pas combien de B61-12 sont destinées à l’Italie, mais il n’est pas exclu, étant donné la croissante tension avec la Russie, que leur nombre soit plus grand que celui des actuelles B61. Il n’est pas exclu non plus que, en plus d’Aviano et Ghedi, elles se trouvent déployées dans d’autres bases, type celle de Camp Darby où sont stockées les bombes de l’U.S. Air Force.

Le fait que, à l’exercice Otan de guerre nucléaire qui s’est déroulé à Ghedi en 2014, aient pris part aussi pour la première fois des pilotes polonais avec des chasseurs-bombardiers F-16C/D, indique que selon toute probabilité les B61-12 seront déployées aussi en Pologne et dans d’autres pays de l’Est. Des chasseurs F-16 et autres avions Otan à double capacité conventionnelle et nucléaire sont déployés, par roulement, dans les républiques baltes au bord de la Russie.

Une fois initié en 2020 (mais sans exclure avant aussi) le déploiement en Europe de la B61-12, définie par le Pentagone comme « élément fondamental de la triade nucléaire USA » (terrestre, navale et aérienne), l’Italie, officiellement pays non-nucléaire, se trouvera transformée en première ligne d’une encore plus dangereuse confrontation entre USA/Otan et Russie. Le général James Cartwright lui-même, ancien chef du Commandement stratégique des Etats-Unis, prévient que « des armes nucléaires comme les B61-12 de plus petite puissance (entre 0,3 et 50 kilotonnes) et plus précises augmentent la tentation de les utiliser, et même de les utiliser en premier plutôt qu’en représailles ». Dans ce cas il est certain que l’Italie serait la première cible de l’inévitable représaille nucléaire.

Manlio Dinucci

Traduction

Marie-Ange Patrizio

Source

Il Manifesto (Italie)