Organiser une rencontre au sommet des dirigeants mondiaux afin d’aborder les questions de paix et de désarmement nucléaire
| Voici la lettre ouverte au pape Léon XIV lancée le 19 août 2026 par Jack Gilroy et d’autres responsables de Pax Christi de l’État de New York en coordination avec la Coalition internationale pour la Paix . Alors que les tensions mondiales atteignent un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale, des voix influentes, comme celles de Tulsi Gabbard et Sergueï Narychkine, alertent sur un risque imminent de guerre nucléaire. Face à l’escalade des conflits en Ukraine, à Gaza, entre les États-Unis et la Chine, et désormais avec l’Iran, des intellectuels et citoyens du monde entier conjurent le Pape Léon XIV de convoquer un sommet international d’urgence. Objectif : écarter la menace d’un holocauste nucléaire et réorienter les ressources vers la paix et le développement. Un appel urgent pour que la diplomatie triomphe avant qu’il ne soit trop tard. [N.B. Les sous-titres et les notes de bas de page sont de nous. NDÉ.] |


Votre sainteté Léon XIV, vous qui avez déployé les plus grands efforts pour parler au nom de l’humanité entière, et non en faveur de nations, de religions ou de groupes particuliers, nous vous lançons un appel à convoquer d’urgence un sommet international pour éloigner le monde de son actuelle trajectoire vers la guerre et une potentielle catastrophe nucléaire, et pour résoudre pacifiquement les plus grandes crises auxquelles l’humanité est confrontée aujourd’hui. Cette initiative serait conforme aux appels constants à la paix et à la justice que vous avez lancés depuis votre accession au trône pontifical, qui ont inspiré et donné espoir à des millions, voire des milliards de personnes à travers le monde.
Alarmes au sein du monde du renseignement
Le 10 juin 2025, la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a diffusé, depuis Hiroshima, une vidéo brève mais glaçante, dans laquelle elle avertissait que nous étions
« plus proches que jamais du précipice de l’anéantissement nucléaire » et que « les bellicistes de l’élite politique attisaient sans scrupules la peur et les tensions entre les puissances nucléaires ». « Il nous appartient, à nous, le peuple, concluait-elle, de nous faire entendre et d’exiger la fin de cette folie. Nous devons rejeter cette voie vers la guerre nucléaire et œuvrer pour un monde où personne n’aura à vivre dans la crainte d’un holocauste nucléaire. »
Le 20 octobre 2025, Sergueï Narychkine, directeur du SVR, le service de renseignement extérieur russe, a averti :
« Le monde traverse actuellement la période la plus fragile pour la sécurité internationale depuis la Seconde Guerre mondiale. (…) Notre tâche commune, et peut-être la principale, est de veiller à ce que l’adaptation à cette nouvelle réalité se fasse sans guerre majeure, comme cela s’est produit lors de précédentes périodes historiques. »
Une escalade sur plusieurs fronts
Plusieurs mois se sont écoulés depuis que les deux chefs du renseignement ont tiré la sonnette d’alarme et nous nous sommes considérablement rapprochés de l’anéantissement nucléaire.
Lorsque Gabbard et Narychkine ont lancé ces avertissements, la guerre faisait rage en Ukraine, Israël perpétrait un génocide à Gaza et les tensions étaient vives entre la Chine et les États-Unis au sujet de Taïwan et de la mer de Chine méridionale. Depuis, la guerre israélo-américaine contre l’Iran est venue s’ajouter à ce contexte, de sorte que la menace d’une troisième guerre mondiale a crû de façon exponentielle.
Des dirigeants qui planifient l’impensable
Des signes persistent quant à la planification d’une telle éventualité par les dirigeants, alors même que nous savons depuis plus de quarante ans qu’une guerre nucléaire, même limitée, a fortiori une guerre de grande ampleur, pourrait engendrer des dégâts inimaginables à l’échelle mondiale, notamment un hiver nucléaire qui menacerait d’anéantir toute vie sur Terre.
Le 20 août 2024, le New York Times publiait en première page un article alertant sur le fait que les États-Unis se préparaient à mener une guerre nucléaire simultanée sur trois fronts contre la Russie, la Chine et la Corée du Nord1. Le même jour, le Bulletin of the Atomic Scientists rendait compte de l’émergence d’un courant de pensée parmi les stratèges nucléaires, selon lequel une guerre nucléaire pourrait être menée et gagnée, remettant en cause des décennies de consensus sur le fait qu’une telle guerre ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée2. L’année précédente, l’amiral américain Thomas Buchanan avait déclaré que les États-Unis se préparaient à mener et gagner une guerre nucléaire, tout en conservant un arsenal nucléaire suffisant pour maintenir leur hégémonie mondiale. Plus récemment, Elbridge Colby, chef du département politique du Pentagone, a évoqué la nécessité pour les États-Unis d’utiliser des armes nucléaires tactiques, en plus du déploiement de troupes sud-coréennes et japonaises en cas de combats entre les États-Unis et la Chine au sujet du détroit de Taïwan.
Les concepteurs de l’Horloge de l’Apocalypse du Bulletin des scientifiques atomistes ne sont pas les seuls à penser que le monde se rapproche inexorablement d’une annihilation nucléaire. Outre les menaces émanant des États-Unis, plusieurs dirigeants russes influents ont appelé Vladimir Poutine à recourir à l’arme nucléaire pour vaincre l’Ukraine.
L’urgence d’un sommet international
Nous, soussignés du monde entier, estimons qu’il est temps de convoquer d’urgence un sommet international afin d’aborder les conflits majeurs dans le monde et la nécessité d’éviter le précipice nucléaire. La Russie est embourbée en Ukraine depuis près de cinq ans. Bien qu’elle continue à faire des progrès, certes modestes et au prix de lourds sacrifices, le conflit est au point mort et les deux camps s’infligent d’importants dégâts sur leurs infrastructures énergétiques et maritimes par leurs frappes de drones et de missiles, provoquant des pénuries mondiales d’énergie et de produits alimentaires et engendrant des souffrances tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs pays respectifs. Si l’Ukraine, soutenue par l’OTAN, continue à franchir les lignes rouges de la Russie, Poutine sera-t-il disposé et capable de contrer les faucons russes ? Les États-Unis, quant à eux, n’ont pas trouvé d’issue diplomatique à leur guerre contre l’Iran, qui ne se montre aucunement disposée à leur permettre de mettre fin à la crise qu’ils ont provoquée, avec Israël, en l’attaquant. Alors que la Chine souligne que le maintien de Taïwan constitue son ultime ligne rouge, tous les acteurs de la région bénéficieraient d’une désescalade des tensions et d’une réorientation des ressources vers le développement, à l’instar de l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie, plutôt que vers la guerre.
Ce dernier point devrait s’appliquer universellement. Il est consternant de voir tant de nations détourner vers leurs forces armées les ressources pour l’alimentation, le logement, l’éducation et les soins de santé. Cela s’est particulièrement vérifié en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, où les discours sur la résolution pacifique des conflits ont cédé la place à ceux sur les préparatifs de guerre.
Les précédents historiques : Paul VI et Jean XXIII
Comme vous l’avez si justement et si fortement affirmé il y a quelques mois :
« J’ai répété à maintes reprises l’appel fervent lancé par saint Paul VI à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce qui m’unit à mon vénérable prédécesseur, c’est un pacte scellé par un serment qui doit changer le cours de l’histoire : plus jamais la guerre, plus jamais la guerre ! C’est la paix, la paix, qui doit guider le destin des nations de l’humanité ! Plus que jamais à l’ère atomique, l’affirmation de cette vérité doit triompher : ce ne sont pas les armes atomiques qui engendrent la paix, mais le désarmement. Cette vérité, qui paraissait si évidente ces dernières décennies, lorsque nous avons assisté à une désescalade nucléaire, a été obscurcie par une course aux armements qui aujourd’hui effraie et terrifie. »
Dans ce discours exceptionnel prononcé en octobre 1965, le pape Paul VI, le premier pape à s’adresser aux Nations unies, cita le président Kennedy :
« L’humanité doit mettre fin à la guerre, sinon la guerre mettra fin à l’humanité. » Il reprit le livre d’Isaïe : « Ils fondront leurs épées en socs de charrue et leurs lances en serpes. » Dans son encyclique Populorum Progressio de 1967, Paul VIsouligna : « Le développement est le nouveau nom de la paix. »
D’autres papes ont également pris des initiatives audacieuses pour sauver l’humanité en temps de crise. En octobre 1962, le pape Jean XXIII avait lancé un appel à résoudre pacifiquement la crise des missiles de Cuba et il aida le président Kennedy et le Premier ministre Khrouchtchev à trouver un moyen de sauver la face en trouvant une solution à la crise par voie diplomatique plutôt que militaire, à un moment où la guerre semblait imminente.
Un effort similaire pourrait aboutir aujourd’hui, alors que les deux principaux conflits mondiaux semblent s’enliser inexorablement.
La course aux armements aujourd’hui
Il en va de même pour la course aux armements nucléaires : les neuf puissances nucléaires modernisent non seulement leurs arsenaux, mais les augmentent après des décennies de réductions certes judicieuses, mais beaucoup trop lentes. Et pour la première fois depuis des décennies, les deux principaux antagonistes nucléaires ne sont liés par aucun traité de contrôle des armes nucléaires. D’autres pays, dont le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, l’Arabie saoudite, l’Ukraine et d’autres territoires comme Taiwan, ont commencé à envisager d’acquérir l’arme nucléaire, ce qui ne ferait que transformer le monde en une poudrière nucléaire encore plus vaste.
Un appel du pape à la tenue d’un sommet d’urgence pour mettre fin aux guerres actuelles et enrayer la dépendance croissante aux armes nucléaires et aux conflits armés, pourrait offrir aux dirigeants mondiaux l’opportunité de choisir une nouvelle voie et de nous éloigner de la trajectoire actuelle vers une guerre nucléaire destructrice pour la planète. Nous vous exhortons, Pape Léon, à user de votre autorité morale unique pour convoquer une telle réunion des dirigeants du monde, incluant les chefs d’État des trois principales puissances nucléaires, afin qu’ils se réunissent et répondent aux appels de l’humanité pour orienter notre monde dans une direction fondamentalement différente avant qu’il ne soit trop tard.
- Premiers signataires :
(mise à jour du 4 septembre 2026)
- Peter Kuznick, professeur d’histoire et directeur de l’Institut d’études nucléaires de l’Université américaine ;
- Jack Gilroy, Pax Christi, Vétérans pour la paix, Interdiction des drones tueurs, Coalition internationale pour la paix de l’Institut Schiller ;
- Ivana Nikolić Hughes, présidente de la Nuclear Age Peace Foundation et maître de conférences en chimie à l’université Columbia ;
- Richard Falk, professeur émérite de droit international Albert Milbank à l’université de Princeton et vice-président principal de la Nuclear Age Peace Foundation ;
- Naledi Pandor, ancienne ministre des Relations internationales et de la Coopération, Afrique du Sud (2019-2024) ;
- Son Excellence Donald Ramotar, ancien président du Guyana (2011-2015) ;
- Yukio Hatoyama, ancien Premier ministre du Japon, 2009-2010 ;
- Kay-Achim Heino Schönbach, ancien vice-amiral et inspecteur de la Marine allemande ;
- Ali Rastbeen, président de l’Académie de géopolitique de Paris, France ;
- Ernesto Sócrates Pazmiño Granizzo, ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme de l’Équateur ; ancien vice-président du Centre d’études sur la justice des Amériques, Équateur :
- Alain Corvez, colonel (CR), consultant en relations internationales, ancien conseiller du commandant de la FINUL au Liban, Paris, France ;
- Chandra Muzaffar, réformateur et militant islamique, président du Mouvement international pour un monde juste (JUST) ; coordinateur de SHAPE (Sauver l’humanité et la planète Terre) ;
- Jacques Cheminade, président de Solidarité & Progrès, Paris, France ;
- L’honorable Douglas Roche, OC, Canada ;
- Kathy Kelly, enseignante de la paix Pax Christi 1998 ; présidente du conseil d’administration, World Beyond War ;
- David Swanson, directeur exécutif de World Beyond War ; auteur de La guerre est toujours un mensonge ;
- Marjorie Cohn, professeure émérite à la faculté de droit Thomas Jefferson ; doyenne de l’Académie populaire de droit international ;
- Bandy X. Lee, présidente de la Coalition mondiale pour la santé mentale ; cofondatrice de Preventing Violence Now ;
- Dr James C. Cobey, fondateur de Health Volunteers Overseas ; membre du comité directeur de Voices from the Holy Land ; membre de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel (ICBL), qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1997 ;
- Dr Mohammad A. Toor, président du conseil d’administration du Congrès pakistano-américain ; président de l’Association des médecins pakistanais américains pour la justice et la démocratie ; président de l’Alliance musulmane américaine ;
- Glenn Diesen, professeur à l’Université du Sud-Est de la Norvège ;
- Ann Wright, colonel de l’armée américaine (à la retraite) et ancienne diplomate américaine, a démissionné en mars 2003 en signe d’opposition à la guerre américaine en Irak. Membre de Veterans for Peace, World Beyond War, CODEPINK et Hawaii Peace and Justice ;
- Susan Schnall, présidente de Veterans for Peace ;
- Norman Solomon, auteur et directeur national de Roots Action ;
- L’honorable Melissa Parke, directrice exécutive de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (lauréate du prix Nobel de la paix 2017) ;
- Margaret Power et Van Gosse, coprésidentes, Historiens pour la paix et la démocratie ;
- Ray McGovern, lançeur d’alerte, cofondateur, Veteran Intelligence Professionals for Sanity ;
- Martin Sheen, acteur lauréat d’un Golden Globe et d’un Emmy Award ; Pax Christi Teacher of Peace (1999) ;
- Setsuko Thurlow, survivante de la bombe atomique d’Hiroshima, lauréate du prix Nobel de la paix, récipiendaire de l’Ordre du Canada ;
- Frida Stranne, professeure au Centre John Morton d’études nord-américaines de l’Université de Turku, en Finlande ;
- Gerry Condon, co-coordonnateur du groupe de travail sur l’abolition nucléaire de Veterans for Peace ; membre du conseil d’administration de Veterans for Peace ; président du comité Golden Rule ;
- Lawrence B. Wilkerson, colonel de l’armée américaine (à la retraite), ancien chef de cabinet du secrétaire d’État américain Colin Powell ;
- Théodore Postol, professeur émérite de science, de technologie et de politique de sécurité nationale, Massachusetts Institute of Technology ;
- Christina Spannar et Jan Oberg, fondateurs de la Fondation transnationale pour la paix et la recherche sur l’avenir (TFF), Lund, Suède ;
- L’ambassadeur Akbar Ahmed, professeur émérite à l’Université américaine ;
- Martin Sieff, ancien chef du service politique de United Press International, trois fois nominé au prix Pulitzer ;
- Hall Gardner, professeur émérite au département d’histoire et de sciences politiques de l’Université américaine de Paris ;
- Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima (1999-2011) ; ancien président de l’association des maires pour la paix ;
- Oliver Stone, réalisateur de cinéma américain oscarisé et auteur à succès ;
- Alice Slater, membre du conseil d’administration de World Beyond War ;
- Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller et initiatrice de la Coalition internationale pour la paix ;
- Norma Field, professeure émérite distinguée Robert S. Ingersoll, Université de Chicago ;
- Dr Herbert Reginbogin, professeur de relations internationales et de droit international, Institut de recherche politique, Université catholique d’Amérique ;
- Steven Leeper, président du Village de la Culture de la Paix d’Hiroshima ; membre du conseil d’administration de Médecins pour la Responsabilité Sociale ; ancien président et directeur de la Fondation pour la Culture de la Paix d’Hiroshima (2007-2013) ;
- Hideki Yoshikawa, directeur du projet de justice environnementale d’Okinawa ; membre du conseil consultatif de World Beyond War ;
- Steve Rabson, professeur émérite à l’université Brown ; ancien combattant de l’armée américaine, Agence de soutien atomique de la défense ;
- Elisabeth Martens, biologiste belge, spécialisée en médecine traditionnelle chinoise et auteur d’ouvrages sur la Chine et notamment le Tibet et le bouddhisme tibétain, Belgique ;
- Ernesto Sócrates Pazmiño Granizzo, ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme de l’Équateur ; ancien vice-président du Centre d’études sur la justice des Amériques, Équateur ;
- Gian Guido Folloni, ancien sénateur italien ; ancien ministre italien chargé des relations avec le Parlement ; ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire italien Il Sabato et du quotidien italien Avvenire ; vice-président de l’Institut italien pour l’Asie et président de l’Association d’amitié et de coopération Italie-Libye (Italie).
- Andrea Bartoli, président de la Fondation Sant’Egidio pour la paix et le dialogue ; directeur fondateur du Centre pour la résolution des conflits internationaux ; chercheur principal au Consortium avancé sur la coopération, les conflits et la complexité de l’Université Columbia ; ancien doyen de l’École de diplomatie et de relations internationales de l’Université Seton Hall ; ancien doyen de l’École Carter pour la paix et la résolution des conflits de l’Université George Mason.
- Corazon Valdez Fabros, coprésidente du Bureau international de la paix (prix Nobel de la paix 1910) ;
- Anastasia Battle, co-initiatrice de la Coalition internationale pour la paix, Institut Schiller ;
- April Brown, cofondatrice de la Marshallese Educational Initiative et professeure d’histoire au NWACC ;
- Mary Dickson, auteure et survivante des essais d’armes nucléaires ;
- Steven Starr, associé, Fondation pour la paix à l’ère nucléaire ;
- Liliana Gorini, présidente de Movisol, Italie ;
- Anthony Donovan, Vétérans pour la paix, Pax Christi International, Catholic Worker, Ligue des objecteurs de conscience ;
- Marylia Kelley, conseillère principale, Tri-Valley Communities Against a Radioactive Environment, Livermore, Californie ;
- Jean Stevens, Coalition des ogives aux éoliennes ;
- Dr Aruna Kammila, professeure et directrice de l’École d’études juridiques de l’Université REVA, à Bangalore, dans l’État du Karnataka, en Inde ;
- Alan Robock, professeur émérite à l’université Rutgers et chercheur spécialisé dans l’hiver nucléaire ;
- Aaron Good, politologue, animateur du podcast American Exception, auteur de American Exception : Empire et État profond ;
- Elliot Greenspan, Institut Schiller, Coalition internationale pour la paix (États-Unis) ;
- Roberto Vela Pinedo, Président de la Red de Integracion Amazonica ;
- Général Edwin de la Fuente Jeria, ancien commandant en chef des forces armées de l’État plurinational de Bolivie ;
- Maurizio Abbate, Président de l’Institution nationale pour les activités culturelles de l’État italien (ENAM) ;Rosemarie Pace, Pax Christi État de New York ;
- Martha Hennessy, militante catholique, Kings Bay Plowshares 7, petite-fille de Dorothy Day ;
- Robert Ellsberg, éditeur, Orbis Books ;
- Marie Dennis, ancienne coprésidente de Pax Christi International ;
- Farhang Jahanpour, professeur émérite de l’Université d’Ispahan, professeur invité à Harvard, chargé de cours à Cambridge et chargé de cours à temps partiel à l’Université d’Oxford ;
- Owen Brian Toon, professeur émérite à l’Université du Colorado à Boulder, chercheur spécialiste de l’hiver nucléaire ;
- Lode Vanoost, journaliste De Wereld Morgen, Belgique ;
- Céleste Saenz, Mexique, présidente du Club des journalistes ;
- Henry Baldelomar, Bolivie, ancien ambassadeur à Washington, D.C. ;
- Mempo Giardinelli, Argentine, lauréat du prix littéraire Romulo Gallegos du Venezuela et du prix national de littérature du Mexique ;
- Pedro Paez, Équateur, ancien vice-ministre de l’Économie du gouvernement Correa ;
- Luc Reychler, Professeur émérite de relations internationales, Université catholique de Louvain (UCL), Belgique.
- Fernando Garzon, Équateur, candidat au poste de vice-ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Correa, consultant auprès de l’ONU, ancien président, Comité équatorien de solidarité avec le peuple palestinien ;
- Jane Swanson, présidente de l’association Mères pour la paix de San Luis Obispo ;
- Bruce K. Gagnon, Réseau mondial contre les armes et l’énergie nucléaire dans l’espace ;
- Tse Anye Kevin, président par intérim, State 55 Afrika, responsable politique panafricain Global African Congress ;
- Mossi Raz, ancien membre de la Knesset israélienne ; ancien directeur général de La Paix Maintenant, Israël ;Maoz Inon, militant israélien pour la paix ; codirecteur général d’InterAct ; coauteur de L’avenir est la paix ;
- Muhammad Salim Akhtar, directeur national de l’American Muslim Task Force on Civil Rights and Elections (AMT) ;
- Odile Mojon, Institut Schiller, France ;
- Ken Butigan, membre du comité exécutif de l’Initiative catholique pour la non-violence de Pax Christi International ; maître de conférences en études sur la paix, la justice et les conflits au département d’études catholiques de l’université DePaul ;
- Joan Carrero, présidente de la Fondation S’Oliver (Espagne) ;
- Beatriz Biccio, professeur, Université fédérale de Rio de Janeiro, historienne et journaliste (Brésil) ;
- Professeur (Dr) Anoop Swarup, Président du Centre pour la non-violence mondiale ;
- Ellen E. Barfield, Vétérans pour la paix, Ligue des objecteurs de conscience, Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté ;
- Rick Staggenborg, MD, président de la section Linus Pauling de Veterans For Peace ;
- John Steinbach, Comité pour la paix d’Hiroshima et de Nagasaki de la région de la capitale nationale ;
- Richard E. Rubenstein, professeur émérite à l’Université George Mason, Carter School for Peace and Conflict Resolution ;
- Joseph Carson, président de l’Association des ingénieurs chrétiens ;
- Ulf Sandmark, président de l’Institut Schiller en Suède ;
- Mike Ferner, ancien président national de Veterans For Peace ;
- Klaus Fimmen, vice-président du Buergerrechtsbewegung Solidaritaet (Solidarité du Mouvement pour les droits civiques, Allemagne) ;
- Christine Bierre, rédactrice-en-chef du mensuel Nouvelle Solidarité, France ;
- Art Laffin, Catholic Worker, enseignant de paix Pax Christi 2016, auteur de The Risk of the Cross : Living Gospel Nonviolence in the Nuclear Age, co-éditeur de Swords into Plowshares
- Tony Jenkins, directeur général de l’Institut international pour l’éducation à la paix et coordinateur de la Campagne mondiale pour l’éducation à la paix ;
- Hnon. Darwin Francisco Orozco Orozco, frère mineur capucin, maître des novices de la Conférence des Capucins d’Amérique hispanique (CCH) ; membre de la Commission de la Famille Franciscaine pour la Justice, la Paix et l’Intégrité de la Création (JPIC), Santa Cruz, Bolivie ;
- Kamel Louadj, journaliste-correspondent à Sputnik-Afrique, Moscou ;
- Ramón Emilio Concepción, avocat ; Pré-candidat à la Présidentielle, parti PRM (2020), République Dominicaine ;
- Alcibíades Abreu, professeur à la Faculté de mathématiques de l’UNIBE et de l’Université catholique de Saint-Domingue, République dominicaine ;
- Karel Vereycken, peintre-graveur, France ;
- Rafael Reyes Jerez, journaliste ; producteur des programmes « Cara a Cara » et « Economía y Política », République Dominicaine ;
- Enrique Antonio Sánchez Liranzo, avocat, auteur, poète – chroniqueur au journal Primicias, République dominicaine ;
- Dantès Ortiz Núñez, historien, professeur d’histoire, Université autonome de Saint-Domingue, République dominicaine ;
- Max De Brouwer, Président de la Chambre belge des traducteurs et interprètes, Belgique ;
- Julie Péréa, ancienne conseillère municipale déléguée à l’égalité femmes hommes, lutte contre les discriminations et lutte contre les violences intrafamiliales, Poussan (34) ;
- Révérend John Dear, directeur exécutif du Centre des Béatitudes pour le Jésus non-violent ;
- John Kiriakou, ancien officier de lutte contre le terrorisme à la CIA ; ancien enquêteur principal auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain ;
- Karen Ball, membre du conseil d’administration, Pax Christi Texas, section de San Antonio ;
- T. Herbert Dimmock, fondateur et directeur de « Bach à Baltimore » ;
- Ilse Ritter (Allemagne), Actrice de l’année (1985 et 1994), récipiendaire de la Croix fédérale du mérite pour services rendus à la culture ;
- Earl M Bousquet, journaliste caribéen, Castries, Sainte-Lucie ;
- Père Claude Mostowik, président de Pax Christi Australie ;
- Judith Ehrlich, réalisatrice, « Une réalité ordinaire – Daniel Ellsberg sur la menace de guerre nucléaire » ;
- Alfred de Zayas, professeur à l’École de diplomatie de Genève ;
- Michele Di Paolantonio, AIMPGN, membre italien de l’IPPNW, Organisation lauréate du prix Nobel de la paix 1985 ;
- Melvin Hardy, École Carter pour la paix et la résolution des conflits, Université George Mason ; Personnel de la communauté interconfessionnelle de Washington ;
- Roger Waters, musicien, membre fondateur et chanteur principal de Pink Floyd ;
- Ben Wesley, candidat du Parti indépendant au Congrès américain (CT–4e circonscription) ;
- Leo Spaepen, chercheur, auteur du livre « De Bruegel Code », Belgique ;
AUTRES SIGNATAIRES :
Liste complète sur le site de l’Institut Schiller international.
Key Takeaways
- La lettre ouverte au pape Léon XIV appelle à la convocation d’un sommet international d’urgence pour désamorcer les conflits actuels et la menace nucléaire.
- Les chefs du renseignement américain et russe, Tulsi Gabbard et Sergueï Narychkine, ont averti d’un risque accru de guerre nucléaire.
- L’initiative s’inspire du rôle joué par les papes Paul VI et Jean XXIII lors de crises internationales passées, dont la crise des missiles de Cuba.
- Plus de 90 signataires — intellectuels, anciens dirigeants et responsables d’ONG — appuient l’appel, aux côtés de Pax Christi et de la Coalition internationale pour la paix.
- L’appel vise aussi à réorienter les ressources militaires vers le développement plutôt que vers la course aux armements.
Table des matières
Autres articles
- David E. Sanger, “Biden Approved Secret Nuclear Strategy Refocusing on Chinese Threat“, The New York Times, 20 août 2024. [NDÉ] ↩︎
- Jack O’Doherty, “Is America buying nuclear weapons to win a war or to prevent one?”, Bulletin of the Atomic Scientists, 20 août 2024. [NDÉ] ↩︎

